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L'Université York et l'Université de Victoria : « Knowledge Mobilization in Rehabilitation »

Depuis longtemps, les établissements de recherche universitaires canadiens transfèrent avec succès au secteur privé les résultats de recherche à potentiel commercial afin d'offrir aux consommateurs de nouveaux produits et services fondés sur les progrès technologiques. La plupart des établissements de recherche fournissent à leurs chercheurs en nouvelles technologies des services de transfert technologique dans le cadre de leur stratégie globale d'échange de connaissances. Bien que les sciences humaines et sociales occupent plus de la moitié des chercheurs des établissements canadiens et que bon nombre des chercheurs oeuvrant en sciences humaines et sociales travaillent avec des partenaires non affiliés à des universités, les universités canadiennes n'offrent aucun service pour assurer la mise en application systématique des résultats de la recherche en sciences humaines et sociales en dehors du cadre universitaire. La recherche en sciences humaines et sociales est potentiellement génératrice de retombées culturelles, sociales et économiques, comme il a été démontré lors d'occasions spéciales où des chercheurs se sont associés avec des organismes non universitaires pour appuyer la prise de décision. Cependant, ces retombées ne se concrétisent que sporadiquement, étant donné qu'il n'existe aucun mécanisme institutionnel pour réunir ces connaissances et les porter à l'attention des personnes et des organismes qui peuvent s'en servir pour appuyer leur prise de décision. Cette subvention permettra donc la mise sur pied, au niveau institutionnel, d'un service de mise en commun des résultats de recherche en sciences humaines et sociales.

L'Université York et l'Université de Victoria élargiront leur stratégie actuelle de mise en commun des connaissances au-delà du transfert technologique. En se concentrant sur leurs atouts en recherche sur la santé et la société (p. ex., services de santé, politique de la santé, santé et droits de la personne, déterminants de la santé, bien-être, violence et blessures, vieillissement en santé, populations vulnérables, santé mondiale) et en s'associant avec des organismes publics des secteurs municipal, provincial et fédéral, l'Université York et l'Université de Victoria créeront et mettront à l'essai une unité de mise en commun des connaissances en sciences humaines et sociales, laquelle comportera les composantes suivantes : 1) un courtier du savoir chargé d'établir un service qui consistera à mettre en contact les organismes de santé et de services sociaux avec les décideurs, à la manière du transfert technologique; 2) un site Web interactif, des outils en ligne et des réseaux à très larges bandes pour permettre aux intervenants clés et aux décideurs du gouvernement de cibler la recherche et les chercheurs universitaires qui les intéressent. L'unité de mise en commun des connaissances pourra compter sur le soutien d'un fonds de démarrage dont les contributions serviront à attirer des investissement extérieurs et à les compléter en versant un montant identique pour la recherche au profit des politiques et des programmes de santé. En faisant participer les planificateurs dans le domaine de la santé et des sciences sociales ainsi que les décideurs à la conception et au financement de la recherche universitaire, nous nous assurons que les résultats de recherche conviendront à leurs besoins et pourront servir à la prise de décisions plus efficaces et efficientes. De plus, les unités de mise en commun des connaissances des deux universités s'efforceront de partager leurs ressources de façon à ce que la recherche et les chercheurs des deux établissements soient disponibles pour les planificateurs dans le domaine de la santé et des sciences sociales et autres décideurs locaux. On se fondera sur l'analyse de l'impact des unités de mise en commun des connaissances pour élaborer une stratégie de mise en commun des connaissances qui pourra s'appliquer à tous les centres de recherche en sciences humaines et sociales des universités canadiennes.

Au bout du compte, la mise en commun des connaissances sera bidirectionnelle et donc réalisée en synergie avec les récepteurs du savoir et fera partie intégrante de la création de nouvelles connaissances en partenariat avec les créateurs de connaissances du milieu universitaire. On prévoit que les nouvelles unités de mise en commun des connaissances auront pour effet de mettre davantage la recherche universitaire de pointe au service des décideurs et des organismes de santé et de services sociaux pour les aider à élaborer des politiques plus efficaces, plus efficientes et plus à l'écoute des besoins, ce qui se traduira par des économies de coûts. De plus, les étudiants de cycle supérieur et les boursiers postdoctoraux acquérront de l'expérience au contact de ces divers intervenants et accéderont au marché du travail avec des compétences accrues et plus diversifiées qui leur permettront d'occuper des postes de décision élevés dans les secteurs public, privé ou bénévole.