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Dre Lynne-Marie Postovit
Dre Lynne-Marie Postovit

Une biologiste cellulaire, la Dre Lynne-Marie Postovit, remporte le prix de Meilleur jeune chercheur du Canada

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Une bonne communication est importante dans n'importe quelle relation, même au niveau cellulaire. La Dre Lynne-Marie Postovit, lauréate du prix de Meilleur jeune chercheur du Canada des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC), nous aide à mieux comprendre comment les cellules communiquent avec leur entourage immédiat, et comment une mauvaise communication entraîne la maladie, le cancer en particulier.

Pendant ses études de doctorat au laboratoire du Dr Charles Graham, à l'Université Queen's, la Dre Postovit a étudié la capacité des cellules cancéreuses de se propager en produisant des métastases. Des chercheurs avaient déjà démontré que lorsque les taux d'oxygène sont faibles, comme c'est souvent le cas dans les tumeurs qui croissent rapidement, les cellules cancéreuses deviennent plus virulentes et risquent davantage de se propager. La Dre Postovit a réussi à bloquer les effets de faibles taux d'oxygène en utilisant un composé chimique appelé monoxyde d'azote. Ces travaux ont débouché sur un brevet et un traitement potentiel du cancer de la prostate qui fait actuellement l'objet d'essais cliniques.

Après avoir terminé son stage à Queen's, la Dre Postovit a commencé à étudier les similitudes entre les cellules du cancer et les cellules souches - des cellules capables de se transformer en différents types de cellules. Sa recherche subséquente à l'Université Northwestern et à l'Université Western Ontario a révélé que les cellules tumorales virulentes sécrétaient une protéine appelée nodal, également présente dans les cellules souches.

« En un sens, c'est comme si le développement était inversé dans le cas du cancer », explique la Dre Postovit. « Au cours du développement, des fonctions précises sont assignées aux cellules souches, et nombre de leurs gènes sont inactivés. Dans le cancer, les cellules agissent davantage comme des cellules souches, et certains des gènes sont réactivés. »

Selon la Dre Postovit, si nous parvenons à comprendre comment le processus de développement s'inverse dans les cellules cancéreuses, cela pourrait conduire à de nouveaux traitements possibles du cancer, et aider à faire progresser la recherche sur les cellules souches.

« J'aime pouvoir poser des questions qui n'ont jamais été posées, et obtenir des réponses à ces questions », dit la Dre Postovit. « Je trouve l'aspect créatif de la recherche en santé très gratifiant. »